Lancer un débat sur l’identité nationale dans un pays un pleine crise sociale. Une idée intelligente si l’on espère voir plus de haine déversée que dans les urnes du 21 avril 2002. Ces derniers jours, chaque français a donc eu l’occasion de donner son avis sur son idée de la France. Un similari de démocratie participative sur fond de poujadisme à peine voilé a donc été mis en place par Eric Besson, un ancien socialiste au sommet de son art dans le rôle du grand méchant ministre de l’immigration (comprenez des expulsions) et de l’identité nationale (comprenez des dérapages xénophobes). La secrétaire d’État à la famille, Nadine Morano, avait visiblement une vision assez précise de la France. Un pays où les musulmans « ne parlent pas verlan » et « ne portent pas leur casquette à l’envers ». Moi qui pensais que le Coran avait été écrit en arabe et que la circoncision était la marque physique des fidèles d’Allah, je me suis senti bien con devant tant de clairvoyance. Et une question m’est vite venue à l’esprit : comment une personne aussi loin des réalités de son pays peut elle faire partie de sa gouvernance ? Pire encore, cet acte raciste n’est pas isolé au sein de nos classes dirigeantes. Brice Hortefeux, Georges Frêche et même Jacques Chirac entretiennent le feu de ce racisme maquillé et banalisé. Et comme dirait notre cher ministre de l’intérieur : les politiciens racistes, quand il y en a un c’est marrant mais c’est quand il y en a plusieurs qu’il y a des problèmes.
Le Monocle
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Vraiment, votre billet est plein d'esprit, mais